L’espace sans gravité

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“Saviez-vous qu’un astronaute français a réparé le télescope Hubble en communiquant avec les dialogues de Star Trek ? Que la fortune des géants du web est en train de bouleverser l’exploration spatiale ? Que le premier homme à être sorti dans l’espace était trop poilu pour devenir cosmonaute ? Que la preuve du big bang a été découverte par des fientes de pigeon ? Ou qu’aucun homme n’aurait marché sur la Lune sans deux génies féminins ?

L’histoire de l’exploration spatiale et des sciences de l’Univers regorge d’anecdotes croustillantes, de personnalités hautes en couleur, de ratés incontournables et d’héroïnes méconnues.
Embarquez pour un voyage dans l’espace-temps, depuis les premiers exploits soviétiques jusqu’aux confins de l’Univers, à travers 31 histoires dans lesquelles la réalité dépasse souvent la science-fiction…”

Titre : L’espace sans gravité – 192 pages – 2016

Par Florence Porcel

1er livre du défi astronomie – L’espace sans gravité

l'espace sans gravité florence porcelDans le cadre de mon défi astronomie, je me suis engagé à lire un livre par semaine pendant 1 mois. Je vous avais donné la liste dans l’article qui vous présentait mon défi astronomie (qui va plus loin que lire 4 livres en 1 mois bien sûr). Je vous invite à le découvrir avant d’aller plus loin dans la lecture de cette chronique : mon défi astronomie.

En général on se garde le meilleur à la fin. Mais ça ne peut pas coller ici, et je vais vous expliquer pourquoi. Premièrement ça ne peut pas coller car tous les livres que j’ai choisi me semblent aussi bien les uns que les autres. Et que définitivement, Florence Porcel a réussi son pari de me faire rire devant l’espace sans gravité, et ce, plusieurs fois ! Je souhaite faire une mention spéciale à Fleur-Agathe et Jean-Elliott, parce que quand même, les noms de ces deux pigeons, sont à mourir de rire. Si vous ne comprenez pas, c’est que vous n’avez pas encore lu le livre, je vous en parle dans la suite de cette chronique. 😉

Note : je commence donc Au coeur des trous noirs d’Aurélien Barrau. Je sens que je vais adorer aussi, je vous en parle dans la prochaine chronique !

 

Qui est Florence Porcel ?

C’est the community manager de l’Univers qu’il faut connaître. Elle s’est engagée dans une mission de vulgarisation depuis plusieurs années. Notamment via youtube où elle fait de super vidéos éducatives. Vous pourrez retrouver son podcast la folle histoire de l’Univers, où elle nous dévoile les dernières nouvelles sur ce thème. -Avec du retard, beaucoup de retard, certes, mais vu la quantité de travail qu’elle se donne, ça se comprend !- Mais qui de mieux pour se présenter que soit même : je vous invite à aller sur cette page si voulez en apprendre plus sur Florence Porcel, c’est une page autobiographique. 

D’ailleurs, Florence, si tu passes par là, ce serait vraiment super de faire une interview avec toi ! 😉

 

Chronique et résumé de l’espace sans gravité

J’ai lu le l’espace sans gravité en quelques jours. Je vous avoue que le fait que je me suis lancé mon défi m’a aidé, mais ça n’aurait pas trop tardé quand même, le livre se lit très rapidement. Dans ce livre vous trouverez 31 histoires présentées en 31 chapitres. 31 histoires drôles en général. Mais pour être honnête certaines ne le sont pas du tout, et c’est voulu. Notamment sur les égalités femmes-hommes, dont on verra un exemple tout à l’heure (Mercury 13 pour les connaisseurs).

Globalement, le livre reste très drôle, et les histoires sur l’exploration spatiale sont parsemées d’anecdotes croustillantes. Vous en retrouverez certaines dans mon défi sur twitter et facebook : 30 jours – 30 anecdotes sur l’astronomie. Donc je vous invite à m’y rejoindre. Je vais vous livrer ici le résumé de quelques histoires qui m’ont marqués par leur contenu surprenant, engagé ou très drôle. 

 

Quelques histoires tirées de l’espace sans gravité

Apollo 10 et les étrons volants

L’espace sans gravité commence par une histoire assez connue, mais dont il est toujours drôle de la raconter. C’est celle d’Apollo 10 et des… étrons volants à l’air libre. En effet, les astronautes, même dans l’espace doivent aller aux petit coin. Très petit le coin d’ailleurs, la cabine qu’ils partageaient à 3 faisait 6.2 mètres cubes. Et vous allez voir qu’aller au petit coin c’était pas aussi simple que sur Terre. Surtout à l’époque !

Apollo 10 équipage - l'espace sans gravité
Gene Cernan, Thomas Stafford et John W. Young

Pour situer l’action, en mai 69, les 3 astronautes, Thomas Stafford, Eugene Cernan et John Young sont en orbite autour de la Lune. Pour les dialogues qui vont suivre, le texte est tiré du livre l’espace sans gravité :

“Alors que Gene Cernan monologuait sur ce qu’il pourrait faire une fois sorti de l’orbite lunaire, Tom Stafford s’écria subitement : “Qui a fait ça ?” John Young fut tout à fait surpris par la sortie soudaine de son collègue et demanda bien naturellement : “Qui a fait quoi ?” Ce à quoi Gene Cernan ajouta “Quoi ?” Et Tom Stafford de répéter : “Qui a fait ça?” en ponctuant sa question d’un rire, sans doute pour signaler que la situation n’était pas critique et qu’ils n’allaient pas mourir dans d’atroces souffrances découpés par quelque armement extraterrestre.”

Il s’agissait, comme vous vous en doutez, d’une crotte qui volait au milieu des 3 astronautes dans la cabine, à l’air libre donc, et non dans un sachet hermétiquement fermé. Situation très vite rentrée dans l’ordre quand Tom Stafford, à l’aide d’une serviette, à attrapé l’objet volant. Ils ont tous nié que cela venait d’eux. Une mention spéciale à Tom Stafford qui a précisé que le sien était “un peu plus collant que ça” (citation traduite par les soins de Florence Porcel).

Sans doute un sac qui était mal fermé. En fait, pour vous expliquer rapidement la tâche que c’était, voilà comment on faisait la grosse commission dans l’espace à l’époque. Comme le dit Florence Porcel “il y a des choses que vous devez savoir” ! Il s’agissait de prendre un sachet en plastique, de se le scotcher autour de l’anus pour éviter que les substances ne s’échappent dans la cabine. La gravité n’aidant pas, comme sur Terre, ils étaient contraint à aller chercher tout ça à l’intérieur du rectum grâce à un emplacement en forme de doigt dans le sac. Puis d’ôter le scotch, de s’essuyer, de jeter les lingettes dans le sachet, arroser le tout de germicide et de fermer le sachet hermétiquement. L’affaire prenait alors environ 45 minutes, je sais pas vous mais je trouve ça fait beaucoup quand même. Dans une cabine de 6.2 mètres cubes où vous êtes 3 je le rappelle. 😉

Pour en apprendre plus sur cette histoire je vous invite bien sûr à lire le livre. Mais aussi à voir cette vidéo où Florence Porcel elle même raconte cette histoire étonnante : Apollo 10 et les étrons volants.

 

Les mercury 13

Je ne pouvais pas vous faire le résumé du livre (qui n’est un résumé que de quelques chapitres en fait) sans vous parler de cette histoire que je ne connaissais pas avant la lecture de l’espace sans gravité.

Pour cette histoire qui sera courte, on a 2 groupes différents : les Mercury 7 et les Mercury 13. Toutes les personnes des 2 groupes ont réussi les épreuves les plus exigeantes et difficiles misent au point. Certains des résultats des Mercury 13 surpassent les résultats des Mercury 7. Et plusieurs membres des Mercury 13 ont plus d’heures de vol à leur actif que les Mercury 7. Les Mercury 13 sont tous diplômés et ont le niveau d’étude demandé pour devenir astronautes. 2 des Mercury 7 n’ont pas le niveau d’étude adéquat pour devenir astronautes.

Tous les Mercury 7 ont fait des vols spatiaux, alors qu’aucun des membres des Mercury 13 n’en ont fait. Et pourquoi à votre avis ? Vous vous en doutez peut-être, ou pas du tout (comme moi lors de ma lecture, je suis un peu trop naïf et idéaliste je pense), les Mercury 7 étaient des hommes alors que les Mercury 13 étaient des femmes.

Voilà. La raison laisse un goût amer au fond de la gorge. Pour en apprendre beaucoup plus sur cette histoire rageante et tellement injuste, je vous invite à lire le livre. L’auteur entre dans les détails de cette histoire. Merci à toi Florence Porcel de t’élever contre ça, et bien d’autres choses encore !

 

Des mathématique à la Lune – l’histoire de Katherine Johnson

Je ne peux pas vous laisser sur cette note d’injustice alors que le livre regorge de belles, drôles et captivantes histoires ! Alors je vais vous raconter l’histoire incroyable d’une mathématicienne afro-américaine qui travaillait à la NASA.

Dans les années 1950, et depuis les années 1930, la NASA, qui s’appelait alors la NACA, recrute des groupes de mathématiciennes qu’on appelle “les calculatrices”. Les calculatrices que l’on connait bien n’existaient alors pas. On donnait alors ce travail à des groupes de mathématiciennes. D’ailleurs, étant des femmes, ce travail ne leur était réservé qu’à elle, et pas aux hommes. Qui, eux, avaient droit au statut de mathématiciens et la paie qui va avec bien sûr.

Katherine Johnson mathématicienne - l'espace sans gravité
Katherine Johnson en 2008.

C’est là qu’intervient Katherine Johnson. Elle est embauchée par la NACA en 1953. Elle est une brillante mathématicienne et rejoint donc le groupe des calculatrices. Plus précisément le groupe des calculatrices afro-américaines, séparées des calculatrices blanches. Oui, on en tient donc une bonne couche niveau préjugés !

Mais Katherine n’est pas femme à se laisser marcher sur les pieds. En 1958, la NACA, qui devient alors la NASA, met en place un programme spatial. Certainement en réponse à la mise en orbite par les russes du satellite Spoutnik quelques mois auparavant. Katherine Johnson demande à son chef d’assister aux réunions qui lui réponds d’abord non car ce ne se faisait pas. Mais Katherine n’abandonne pas et obtient l’autorisation d’y assister.

Il faut se représenter la tâche qui était la leur, découvrir de A à Z et mettre en place les vols spatiaux. Et découvrir comme calculer et donc prédire les trajectoires de ces dits vols spatiaux. Ce a quoi arrive Katherine Johnson relativement simplement.

Si vous aviez vu le film Les figures de l’ombre sorti en fin 2016, vous connaissiez déjà cette histoire. Sinon je vous invite à le voir, c’est un excellent film, et vous en apprendrez plus sur cette histoire. 😉

 

Mon avis sur L’Espace sans gravité

Le nom de ce livre est, je trouve, très bien choisi. Dès le début, Florence Porcel nous décomplexe et nous retire, et à raison, notre image idéalisée des astronautes. Ce ne sont que des êtres humains, comme nous, et les erreurs toute bête, même pour des personnes avec un CV aussi long qu’un bras, ça arrive ! Le livre regorge de ces exemples de ces astronautes qui se sont dépassé pour réaliser leur rêve, et qui nous font aussi rêver.

Je me suis baladé par curiosité sur les avis de lecteur du livre sur certains sites et je suis tombé plusieurs fois, mais assez rarement, sur des critiques négatives reprochant à l’auteur sont ton pédant et le fait qu’elle ne nous apprenait rien de nouveau. Déjà on est loin du ton pédant, il n’y a pas forcément besoin de smileys à toutes les phrases pour faire passer de l’humour. Après on ne peut pas plaire à tout le monde c’est vrai. Personnellement j’ai toujours aimé et même rit devant le livre, et plusieurs fois !

Par ailleurs je ne crois pas une seule seconde que quelqu’un connaisse tout ce que ce livre contient. Pour les tatillons qui se disent qu’ils sont dans le domaine depuis des années, je vous assure que chaque histoire regorge de plusieurs anecdotes, parfois très surprenantes et souvent très marquantes. Et je ne comprends pas comment elles peuvent prétendre tout connaître. D’ailleurs, même s’il est fort possible qu’elles en connaissent la grande majorité, il est toujours intéressant de se rafraîchir la mémoire.

Pour résumer, si vous lisez ce livre, vous apprendrez beaucoup de choses. Entre autre chose, à déchiffrer un message complètement indéchiffrable et incompréhensible censé parler de la Terre et des humains à des hypothétiques populations extraterrestres. Mais aussi que 2 pigeons ont été tués inutilement pour enfin comprendre que les ondes que recevait des physiciens était le fond diffus cosmologique. Deux pigeons si bien nommés : Fleur-Agathe et Jean-Elliott. RIP. Si ça m’est permis, je décerne la médaille de l’inspiration à Florence Porcel pour ce coup ! 😉

 

Lire plus de commentaires et d’avis sur l’espace sans gravité sur Amazon.

 

Points forts : 

  • Des histoires courtes et drôles
  • Des transitions très bien pensées (même si les histoires n’ont pas forcément de liens entre elles)
  • Un vrai travail de recherche derrière (j’imagine pas le temps d’écoute qu’il a fallu juste de la première histoire)
  • Un livre compréhensible par tous
  • Engagé

Points faibles : 

  • On aimerait en lire beaucoup plus (bon, c’était juste parce qu’il en fallait un)

Acheter le livre sur Amazon : L’espace sans gravité de Florence Porcel.

 

Voilà, c’était la chronique de l’Espace sans gravité, publiée dans le cadre de mon défi astronomie. Il en reste encore 3 à venir dans le cadre de ce défi. Je vous invite donc à me suivre sur twitter et facebook afin de ne pas louper les prochaines publications, et les 30 anecdotes sur l’astronomie !

 

Et vous, avez vous déjà lu l’Espace sans gravité ? Qu’est-ce que vous en pensez ? Dites le dans les commentaires juste en dessous de cet article.

Et surtout n’oubliez pas de le partager sur les réseaux sociaux. 😉

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4 thoughts on “L’espace sans gravité

    1. Haha effectivement on s’attend pas une aventure comme celle là quand on pense aux astronautes américains. 😉

      Soit à l’écoute, les prochains bouquins sont absolument géniaux aussi !

  1. Franchement ce livre est à mourir de rire, Florence Porcel nous partage son univers avec beaucoup de talent. Ce fut une lecture très sympathique ! Merci pour cette chronique sur l’espace sans gravité.

    1. Salut Romain, merci pour ton retour !

      Comme je le dis dans cet article, L’espace sans gravité est non seulement très drôle, mais aussi très engagé. C’est une des dimensions qui m’a beaucoup plu ! À bientôt 🙂

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